UBATS-HORSPISTES

 

 

Serre

Fut réuni à Esquieze en 1846. mais les deux villages ont conservé leurs églises :

Eglise St Jean-Baptiste à Sère.

(Monument historique)

L’église Saint-Jean Baptiste de Sère est le plus ancien et le plus grand des sanctuaires  de la Vallée de Luz.

 

La création de cet édifice en ces lieux et en raison de son importance laisse bien de questions sans réponses. Son origine remonte au XIe siècle mais il est possible qu’un petit oratoire préexistait sur ce site. Quoi qu’il en soit, l'église actuelle qui est d’un style roman pur et sobre fut sans doute le premier sanctuaire édifié dans la Vallée de Barège. Certains indices donnent aussi à penser qu’elle ait pu servir de nécropole car de nombreux sarcophages ont été découverts lors de travaux de terrassements dans ses entours. Toutefois, la datation de ces vestiges n a pu être effectuée à ce jour.

 

La situation et les caractéristiques de cette église expliquent qu’elle fut le siège d’un archiprêtré pour la Vallée depuis le 13e siècle et jusqu’au concordat de Napoléon : les pierres tombales de deux anciens archiprêtres titulaires sont encore visibles dans la nef..

De l’extérieur, l’édifice se signale par un mur-clocher à penaous, par un porche imposant par une forte structure ouverte grâce à trois amples arches et par un chevet comportant trois absides en cul de four.

Ce porche donne accès à l’intérieur du sanctuaire par un intéressant portail formé d’un tympan frappé d’un chrisme entouré d’évocations animalières et dont les montants sont constitués de colonnes  à chapiteaux.

 

L’intérieur est de style basilical, formé de trois hautes nefs séparées par d’imposants piliers cruciformes qui aidés par des contreforts muraux soutiennent les voûtes en plein cintre et dotées de doubleaux. Subsistent encore des ouvertures romanes soit en œil de bœuf soit en forme de meurtrières ainsi qu’un monolithe, baptistère d’origine et de rudes escaliers montant au clocher.

 

Les trois nefs se terminent par des chapelles  dotées de retables de style baroque riches par leurs décorations et les thèmes illustrés. Le retable de l’autel central est remarquable par ses trois niveaux ornés de sculptures revêtues de dorures ou de polychromies, de guirlandes ou de pots à flammes, de colonnes torsadées ou de frises et corniches ouvragées.

 

Plus précisément, au niveau de la table d’autel, au dessus du tabernacle, une niche  abrite la Vierge tenant son enfant. Au niveau supérieur et dans un grand cartouche est reproduite la scène du baptême du Christ par Jean-Baptiste sur les bords du Jourdain. A l’attique ce saint est à nouveau présent pour montrer «l’agneau de Dieu». De part et d’autres du plan central, divers personnages bibliques sont présents au milieu d’un nuée d’angelots.

 

Un retable latéral est dédié à un thème rare, celui  de la Sainte Famille et l’autre l’est à la Vierge représentée  par une madone plantureuse avec son enfant dont le style et la pose surprennent.

Ces retables (sauf celui de la Vierge) sont attribués à Jean Brunello,  un sculpteur qui a vécu à la fin du 17e siècle et au début du suivant. Ils ont été restaurés au cours des années 1980.

 

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Addendum :

La présente étude concerne l’église Saint Jean Baptiste de Sère mais ne porte ni sur sa longue histoire depuis le XIème siècle, ni sur son architecture romane, aspects qui supposent des développements plus importants et qui, d’ailleurs, ont déjà été publiées. La présente contribution est consacrée à la présentation commentée de son retable central.

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Une œuvre baroque de Brunelo

Au-delà de son ancienneté et de son architecture, l’église saint Jean-Baptiste de Sère possède un imposant et riche retable. Celui-ci est attribué à Jean Brunelo, un vendéen né vers 1667 et qui vécut à la fin du XVIIème siècle à Tarbes où il mourut en 1742 à 75 ans. (In « Arros baroque » 1999, de Françoise-Claire Legrand et Matthieu Saulière avec les clichés de Michel Dieuzaide, pp. 37 et ss.). Il exerça son art de sculpteur et de faiseur de retables dans cette région où il a réalisé de nombreuses œuvres : retables, tabernacles, statuaires, notamment à Saint-Jean à de Tarbes, à Aureilhan, à Betharam, et encore à Luz ou à Saligos.

Le retable de Sère se déploie sur trois étages qui occupent l’hémicycle de l’abside romane, c’est-à-dire qu’il sert d’arrière-fond au chœur. Sa composition, de style baroque, est fortement enrichie de six colonnes torses à guirlandes avec pampres et angelots à foison, couronnées de chapiteaux. Les sculptures sur bois sont dorées à la feuille. Rappelons que ce retable a été restauré au cours de la décennie 1980.

Au niveau de la table d’autel

Le tabernacle et ses panneaux latéraux

Le niveau de la table de l’autel est occupé par le tabernacle et divers adjuvants, c’est-à-dire des prolongements latéraux ou verticaux : l’ensemble forme la base de l’œuvre.

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Le tabernacle est constitué d’un coffre vertical entièrement doré et sculpté

Sa porte est ornée d’une très belle sculpture, appelée le « Christ aux outrages » ou encore le Christ aux liens : un manteau est jeté sur ses épaules et ses poignets sont liés. C’est la vision de l'"Ecce homo", thème souvent repris dans les retables (Campan, Albi ). A ses pieds, deux têtes de chérubins accompagnent cet épisode douloureux, cependant que deux cariatides entourent le Supplicié, tout en soutenant la corniche du tabernacle.

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Le tabernacle et le premier niveau

De part et d’autre du tabernacle dans une paire de médaillons est repartie la scène de l’annonciation : dans le premier, l’ange tient une fleur dans une main et de l’autre, pointe un doigt vers le ciel, signe du message divin qu’il apporte ; sur celui de droite, la Vierge à genoux sur un prie-Dieu, se retourne surprise vers l’ange et s’incline en signe d’approbation (le fiat) cependant que le Saint-Esprit descend sur elle.

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L’annonciation : la salutation de l’ange

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L’annonciation : la colombe sur Marie qui accepte

Par ailleurs, six niches pour statuettes sont visibles mais seulement l’une d’elles est habitée : elle représente Sainte Lucie morte à Syracuse, victime de la persécution de Dioclétien en 304, torturée pour avoir voulu offrir sa vie au Christ et renoncer à son fiancé, qui la dénonça. Elle porte sur un coussin ses yeux arrachés, qui lui furent miraculeusement remis en place.

Autour du tabernacle devaient prendre place des chandeliers en bois qui ont disparu.

Sur le dessus du tabernacle repose la niche traditionnelle d’exposition avec la Vierge debout, tenant dans ses bras son enfant qui la regarde et semble jouer avec elle. Deux anges agenouillés distraits aux traits grossiers la vénèrent. La niche est surmontée de godrons où est plantée une croix : l’ensemble empiète sur le tableau supérieur central.

Le Cadre du baptême du Christ (2ème niveau)

Le retable est dominé par la figure de saint Jean-Baptiste à qui est dédiée l’église : en effet, le premier niveau, dans son panneau central bordé par un grand cintre avec haut relief, présente la scène, relatée par les évangiles, du baptême du Christ sur les bords du Jourdain. ). La sculpture montre des plantes aquatiques du Jourdain, cependant que dans la nuée apparaît la colombe signe du Saint-Esprit. Monté sur un rocher, Jean-Baptiste est debout, tenant de façon prémonitoire une croix à la main gauche, cependant qu’avec l ‘autre main il verse de l’eau sur le Christqui,tête baissée et les mains jointes sur la poitrine, reçoit le baptême. « Sur le cintre de la corniche deux anges assis présentent un phylactère., trois mots y sont imprimés « Ecce Agnus Dei ». Ces quelques mots appartiennent à l’évangile de saint Jean »(in « Retables des Hautes Pyrénées », p. 11, Matthieu Saulière, 2003, Abbaye N. D. de Tournay, 65). Selon Mlle Legrand ( in « Arros Baroque » précité p.41) « les anatomies ne sont pas mal observées mais les mouvements sont figés, les draperies creusées et flottantes ».

Saint Zacharie.

A la droite de ce tableau central, deux colonnes avec entablement protègent un personnage debout, grandeur nature. Il s’agit de Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste, en habits sacerdotaux et encensoir à la main, car on pense qu’il était prêtre au temple. Il regarde la scène avec une pose étonnée ou peut être émerveillée.

Un apôtre : Saint Jean l'Évangéliste ?

A gauche, au premier niveau et en vis-à-vis de Zacharie, un personnage tient un livre d’une main, cependant que de l’autre, il montrer la scène centrale du baptême . La présence du livre et l’habitude de placer dans les retables des apôtres sont des indices qui laissent à penser qu’il s’agirait de l’apôtre Jean, l’auteur du quatrième évangile. Matthieu Saulière a écrit que la main gauche du saint « se ferme sur le livre et tient un pan du manteau damassé. La cohérence de l’ensemble suggère que cet homme soit l’évangéliste Jean. Les trois mots latins « ecce homo » appartiennent à cet apôtre »(ibid. 13).

Le troisième niveau : l’attique du retable

Le cadre central du sommet est encore réservé à saint Jean le Précurseur : debout sur le rocher, dans un fond de ciel bleu, un bâton cruciforme à la main, il pointe de sa main droite un agneau qui est couché à ses pieds, annonçant ainsi le Christ qui sera appelé aussi « l’Agneau divin ». Deux colonnes torses avec chapiteaux sur lesquelles s’enroulent des feuilles de vigne montent jusqu’à la voûte.

Plusieurs pots à feu apportant vie et chaleur sont posés ici et là, notamment sur le sommet des chapiteaux des colonnes : deux anges juchés sur les panneaux des deux saintes portent des trompettes attendant le moment de les emboucher, cependant que deux autres semblent planer tout au sommet sous la coquille qui orne la voûte.

Une grande coquille bleue et or surmonte l’ensemble pour l’abriter. Elle rappelle la coquille du baptême mais ne semble pas être l’emblème des pèlerins de saint Jacques de Compostelle, aucun autre indice dans l’église ne permettant de les associer.

Des statues énigmatiques : essais d’identification.

Au niveau supérieur, de part et d’autre du panneau médian, deux statues en bois doré et de dimensions réduites sont visibles dans une niche à entrelacs dorés. L’une et l’autre sont difficiles à identifier, aucune explication n’ayant été ni laissée par les auteurs ou leurs commanditaires, ni fournie par leurs successeurs. Toutefois, des hypothèses ont été avancées pour tenter de percer leur secret.

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Statue de droite portant un cailloux à la main.

S’agissant de la statue du côté droit, elle est énigmatique car elle représente une femme qui tient dans sa main une sorte de gros cailloux, ce qui est surprenant pour une femme et de plus une sainte. En 2001, un visiteur venu de Chambéry, lui-même connaisseur des retables baroques alpins, fut intrigué par cette statue pour le moins curieuse. Après étude et consultation de diverses documentations, (par exemple la « Bible et les Saints » guide iconographique « Flammarion »), dans une lettre en date du 23 juillet 2001, il fit connaître, à notre Association qu’à son avis ce personnage devait représenter Sainte Elisabeth, la mère de saint Jean Baptiste.

Pour étayer sa thèse, notre savoyard s’appuyait sur un texte fort ancien et contesté « le proto évangile de Jacques», texte qui ne fait pas partie des évangiles reconnus par l‘Eglise catholique, son origine est incertaine voire inconnue : c’est un des nombreux évangiles apocryphes. S’il n’est pas un livre canonique (à la base de la foi chrétienne), il s’analyse en une série d’histoires ou légendes souvent dorées sur l’enfance de Jésus dans lesquelles l’art chrétien a abondamment puisé. Or, dans ce texte, il est fait état du massacre des saints innocents par Hérode et de la fuite d‘Elisabeth pour protéger son fils. Selon ce document, « Elisabeth qui avait appris que l’on cherchait Jean, l’emporta et gagna la montagne et elle regardait à la ronde où le dissimuler mais elle n’apercevait point de cachette. Alors elle se mit à gémir, disant « Montagne de Dieu accueille une mère et son enfant. Aussitôt la montagne s’ouvrit et la reçut en son sein tout en laissant filtrer une clarté pour eux » (22.3). Cet épisode serait ainsi rappelé par la présence de bloc de pierre, symbole du pan de montagne, qui aurait sauvé le futur Baptiste

Quant à la statue visible sur le sommet gauche (fig. 4), elle représente une femme, portant un rameau d’une main un livre et de l’autre un rameau ou une palme. Son identification n’est pas non plus aisée : peut être s’agit-il de sainte Anne, la mère de la Vierge, que les artistes ont souvent représentée apprenant à lire à Marie ? C’est une déduction plausible, vu le contexte général du retable.

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Une sainte portant un rameau d’olivier avec un livre à la main

Toutefois, les deux statues tiennent dans la main un rameau ou une palme. Si l’on y voit une palme, insigne des martyrs, les deux hypothèses sont mises en difficulté car tel n’était pas le cas des deux saintes ; mais ce pourrait être plutôt un rameau d’olivier, symbole de paix et de fécondité, qualités qui sont celles de nos saintes Anne et Elisabeth.

Signalons enfin que deux autres retables décorent les absides des deux nefs latérales de l’église de Sère : l’un représente une scène touchante : celle de la Sainte famille en promenade alors que l’autre est dédié à la Vierge, représentée comme une madone italienne, assise et plantureuse.

D. Henri Laffont

 

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Description, photos et commentaires par Jean Omnes in FB (13 Aout 2020)



EGLISE DE SÈRE
-Sèra

L’église Saint-Jean-Baptiste de Sère-en-Barèges est un long édifice historique (30 mètres) des XIe et XIIe siècles, fait de galets et de schistes. Il comprend un plan basilical à trois nefs avec absides et absidioles en cul-de-four ainsi qu'un clocher-mur à penàus (marches ou redents) unique en Lavedan. Il abrite deux cloches. La plus petite date probablement de 1844/1846 d'après M. Laffont ; la plus grande de 1886. Toutes deux proviennent de la fonderie Dencausse de Tarbes.
Des contreforts plats épaulent le bâtiment jusqu’à la corniche à modillons.
Son porche à arcade, protège un portail à chrisme qui ressemble à ceux d’Aucun et de Luz. Ce chrisme est encadré par quatre animaux, à la sculpture fruste, dont trois volatiles et un quadrupède. (1) Il est un fait que les grands sculpteurs médiévaux de Gascogne ou d'Aragon ne s'éternisaient pas trop dans ces régions éloignées. Les grands chantiers de Moissac, de Jaca ou des grandes abbayes avaient leur préférence.
Les colonnes sont surmontées de chapiteaux représentant des griffons (mélange de lion et d’aigle). Cette église est considérée par beaucoup comme la plus ancienne du département. Paul Perret dans ses Pyrénées françaises (1881) trouvait qu'elle "offrait aux archéologues le plan régulier des premières basiliques romanes." Les comtes de Bigorre y tenaient leurs assises quand ils se rendaient en vallée de Barège(s). Le cartulaire de Bigorre, dans son censier, fait mention de la visite de la comtesse Béatrix et de son fils venus chercher leurs droits. Son importance viendrait de son rang d'archiprêtré. Elle est classée Monument historique depuis 1914.
Le site de cette église semble avoir été de tous temps un lieu sépulcral, tel une nécropole recevant les défunts du Pays toy. Cette constatation fait suite à de nombreuses découvertes. En 1856, dans Voyage historique et archéologique de la Bigorre de Cénac Montaut, il est évoqué la présence de nombreuses tombes de schiste mises au jour à la suite de travaux. Cette constatation fut confirmée en 1980, quand la municipalité dû agrandir le cimetière, puis en 1992, lors de l’élargissement de la route, de même en 2006-2008, lors des travaux d’assainissement. Nous avons peu de photos sur les nombreux sarcophages découverts (à l’exception de celles de Madame Rivière Accornero) et d’études sur ces trouvailles, la DRAC ne s’étant pas manifesté avec enthousiasme pour analyser les pierres et ossements en sa possession. Le chantier a rapidement recouvert de terre, les lieux de fouille. Pour plus de précisions, voir le dossier Petit patrimoine architectural, les cimetières et leurs tombes
(1) D'après Martine Chesniaux, le volatile nimbé serait un ibis et le quadrupède avec la croix, un âne, peut être celui qui portait
 le Christ lors des Rameaux,
Cénac-Moncau y voit un loup maigre ? Généralement c'est l'agneau pascal qui porte la croix. Quant à l'ibis, il semblerait que ce soit en fait un pélican, animal christique, qui donne sa vie pour nourrir ses enfants. Etait-ce une difficulté pour le sculpteur de présenter ces deux animaux ? Nous retrouvons le pélican dans nombre d'églises et sur la nappe brodée de l'église d'Arcizans-Avant. Et pour le quadrupède, nous maintenons notre première impression ; ce serait un agneau, d'autant que l'église est dédiée à Jean-Baptiste dont l'attribut est l'agneau. Laure Latanne Bey spécialiste sur le bestiaire médiéval dans les Pyrénées centrales nous rejoint dans cette interprétation.À l’intérieur, l’abside est composée d’une voûte en cul-de-four plus basse que le berceau de la nef. Il en est de même des deux absidioles. Cette voûte maçonnée présente une immense coquille Saint-Jacques. immense coquille Saint-Jacques.
L’imposant retable d’une grande richesse est attribué par P. Debofle à Jean Brunelo. De nombreuses statues ont été dérobées. De style baroque flamboyant, il est composé de six colonnes torses à guirlandes avec pampres et putti. On y voit saint Jean-Baptiste baptisant Jésus dans les eaux du Jourdain. Il est accompagné à gauche par saint Jean l'Évangéliste avec son livre et à droite par Zacharie, le père du baptiseur, grand prêtre du temple de Jérusalem, il porte un encensoir à la main gauche. En attique, Jean Baptiste présente de sa main, l'agneau divin (le Christ). Ce retable a été restauré en 1988, par l'entreprise Moreno d'Odos qui a également restauré celui de l'église des Angles.
Le tabernacle est décoré d'un Christ aux liens. Il est surmonté d'une Vierge à l'Enfant.
L'imposant Christ en croix a été offert par la famille Monblanc, riche famille de seigneurs locaux qui a signé son don de ses armoiries : les trois épées.
Dans la chapelle de droite (sud), dite chapelle de la Vierge, on y trouve un curieux retable fait de pièces éparses provenant semble-t-il d'autres retables. Les ailerons et les anges en bois sculpté de facture baroque contrastent avec l'imposante vierge de la niche centrale. Assise avec l'Enfant Jésus sur les genoux, elle surprend par son volume et son style Renaissance. Elle aurait cependant été commandée en 1721 (acte notarié) aux ateliers Ferrère d'Asté. Elle est en bois bien que paraissant de marbre, vu sa couleur blanche.
Dans la chapelle de gauche (nord), dite de la Sainte famille, un retable d'une rare facture attire notre regard. Bien qu'attribué aussi à Jean Brunelo, il nous présente Jésus enfant tenant par la main son père et sa mère, Joseph et Marie, tous trois marchant sur des nuages ! D'après le frère Matthieu de l'abbaye de Tournay, la scène représenterait le retour d'Egypte. Les personnages sont surmontés en attique par le Saint-Esprit représenté par une colombe. Ce retable a été restauré en 1995 par une entreprise toulousaine.
Les bénitiers des deux côtés de l'entrée sont du XVIIe siècle : 1602 et 1607.
Les fonts baptismaux à l'entrée sont composés d'un prisme parallélipédique en pierre du pays. Certains l'attribuent à l'époque romane. Ils font penser à ceux de Luz (XIIe-XIIIe siècle).
Belle vue sur Luz, l’église d’Esquièze et le château Sainte-Marie. Aire de pique-nique.
Visite libre en juillet et août, l'après-midi.
PS : Jean Brunelo est un Vendéen, né vers 1667. Il vécut à Tarbes où il mourut en 1742

 

 

 

Voir St Nicolas à Esquièze.

 

 

 

 

Dernière mise à jour : 13 août 2020